20 Versets Bibliques Puissants sur la Confiance en Dieu
Écriture pour Abandonner le Contrôle, Surmonter la Peur et Se Reposer dans le Plan Fidèle de Dieu
Révisé théologiquement et vérifié spirituellement — Dernière mise à jour : avril 2026
La confiance est le fondement de toute relation significative — et notre relation avec Dieu ne fait pas exception. Dans un monde rempli d'incertitude, d'anxiété et de questions sans réponse, la Bible nous appelle encore et encore à placer notre confiance non pas dans notre propre compréhension, mais dans le caractère et les promesses de Dieu. Ce guide complet présente 20 versets bibliques soigneusement sélectionnés sur la confiance en Dieu, organisés par thème, avec un contexte savant et une application pratique pour votre vie quotidienne.
Pourquoi la Confiance en Dieu est Centrale à la Foi Chrétienne
Le mot hébreu pour confiance le plus couramment utilisé dans l'Ancien Testament est batach (בָּטַח), signifiant s'appuyer sur, se fier à, ou se sentir en sécurité. Il évoque l'image d'un enfant reposant en sécurité dans les bras d'un parent. La confiance biblique n'est pas un optimisme aveugle — c'est une confiance raisonnée fondée sur la fidélité prouvée de Dieu tout au long de l'histoire et de l'Écriture.
Le Fondement de la Confiance en Dieu
Confie-toi en l'Éternel de tout ton cœur, et ne t'appuie pas sur ta sagesse ; reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers.
Proverbes 3:5-6 (Louis Segond)
Peut-être le verset sur la confiance le plus aimé de toute l'Écriture, ce passage des Proverbes présente une théologie complète de la confiance en deux versets. Le mot hébreu pour « confiance » ici est batach — s'appuyer de tout son poids, comme on s'appuie contre un mur. Le contraste est saisissant : appuie-toi sur Dieu, non sur ta propre compréhension.
La promesse est tout aussi profonde : Dieu « aplanira tes sentiers » — littéralement, Il lissera les endroits rugueux et enlèvera les obstacles de ton chemin. Ce n'est pas une garantie d'une vie facile, mais d'une guidance divine à travers chaque terrain.
Application Pratique :
Face à une décision importante, notez votre raisonnement puis faites délibérément une pause pour prier : « Seigneur, je Te soumets cela. » Pratiquez la discipline de lâcher vos conclusions avant de les avoir pleinement formées.
Ceux qui connaissent ton nom se confient en toi, parce que tu n'abandonnes pas ceux qui te cherchent, ô Éternel !
Psaume 9:10 (Louis Segond)
Le psalmiste David relie la connaissance du nom de Dieu à la confiance. Dans la culture hébraïque, un nom représentait le caractère complet et la réputation d'une personne. « Connaître le nom de Dieu » signifie avoir expérimenté Sa fidélité, Sa miséricorde et Sa puissance de première main. La confiance grandit à partir de la rencontre. Le verset fournit également la base théologique de la confiance : Dieu n'a jamais abandonné ceux qui Le cherchent — pas une seule fois dans toute l'histoire humaine.
Application Pratique :
Tenez un « journal de fidélité ». Notez les instances spécifiques où Dieu est intervenu pour vous. Quand la confiance vacille, relisez ces entrées pour vous rappeler qui Dieu a prouvé être.
Béni soit l'homme qui se confie en l'Éternel, et dont l'Éternel est l'espérance ! Il est comme un arbre planté près des eaux, qui étend ses racines vers le courant ; il ne craint pas la chaleur quand elle vient, et son feuillage reste vert.
Jérémie 17:7-8 (Louis Segond)
Jérémie contraste deux types de personnes : ceux qui font confiance à la force humaine (décrits comme un arbuste du désert, desséché et stérile) et ceux qui font confiance à Dieu (décrits comme un arbre florissant près d'un ruisseau). L'imagerie est agricole et vivante — des racines profondes dans la provision de Dieu signifient que la chaleur externe (épreuves, difficultés) ne peut pas dessécher ce qui est nourri intérieurement. La confiance produit la résilience.
Application Pratique :
Examinez où vos racines sont plantées. Puisez-vous votre nourriture principalement du succès professionnel, des relations ou de la sécurité financière ? Approfondissez intentionnellement vos racines en Dieu par la prière quotidienne et la méditation des Écritures.
Recommande ton sort à l'Éternel, mets en lui ta confiance, et il agira. Il fera paraître ta justice comme la lumière, et ton droit comme le soleil à son midi.
Psaume 37:5-6 (Louis Segond)
Le mot hébreu pour « recommande » (galal) signifie littéralement rouler — comme rouler un lourd fardeau de vos épaules sur Dieu. Ce n'est pas une résignation passive mais une reddition active. La promesse qui suit est remarquable : Dieu Lui-même agira en faveur de ceux qui Lui font confiance. Il devient le défenseur et le vengeur de ceux qui roulent leurs fardeaux sur Lui.
Application Pratique :
Identifiez un fardeau que vous portez seul. Dans la prière, ouvrez physiquement vos mains comme geste de le remettre à Dieu. Revenez à cette posture chaque fois que vous vous surprenez à le reprendre.
Faire Confiance à Dieu Plutôt qu'à la Peur et l'Anxiété
Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ.
Philippiens 4:6-7 (Louis Segond)
Écrit depuis une prison romaine, l'instruction de Paul de « ne vous inquiétez de rien » n'est pas un rejet de la difficulté mais une redirection de l'énergie. Le mot grec pour « inquiet » (merimnao) signifie être tiré dans différentes directions — une image vivante d'un esprit divisé et distrait. L'antidote n'est pas la volonté mais la prière : apporter chaque préoccupation à Dieu avec action de grâces. Le résultat est une paix qui « surpasse toute intelligence » — elle ne fait pas sens logiquement étant donné les circonstances, mais elle garde le cœur comme une garnison militaire.
Application Pratique :
Pratiquez « l'échange d'anxiété » : chaque fois qu'une inquiétude surgit, convertissez-la immédiatement en prière. Notez l'inquiétude, puis écrivez une prière de confiance correspondante. Avec le temps, cela reconfigure votre réponse par défaut de l'anxiété à la confiance.
Le jour où j'ai peur, je me confie en toi. En Dieu, dont je loue la parole, en Dieu je me confie, je ne crains rien ; que peuvent me faire des hommes ?
Psaume 56:3-4 (Louis Segond)
David a écrit ce psaume alors qu'il était retenu par les Philistins — une situation véritablement terrifiante. Remarquez l'honnêteté : « Le jour où j'ai peur. » David ne prétend pas que la peur n'existe pas. Au lieu de cela, il décrit un acte délibéré de volonté : « je me confie en toi. » La confiance n'est pas l'absence de peur ; c'est le choix de s'ancrer en Dieu malgré la peur. C'est l'un des versets les plus psychologiquement honnêtes de l'Écriture.
Application Pratique :
Cessez d'essayer d'éliminer la peur avant de faire confiance à Dieu. Au lieu de cela, pratiquez la confiance en Dieu en présence de la peur. Dites à voix haute : « J'ai peur, et je choisis quand même de Te faire confiance. » C'est le modèle biblique du courage.
Car ce n'est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d'amour et de sagesse.
2 Timothée 1:7 (Louis Segond)
Paul écrit à Timothée, qui semblait lutter contre la timidité dans son ministère. Le mot grec pour « timidité » (deilia) fait référence spécifiquement à la lâcheté — un recul par rapport à ce à quoi Dieu nous a appelés. L'Esprit de Dieu produit plutôt la force (dynamis), l'amour (agape) et la sagesse (sophronismos — autodiscipline et pensée claire). La confiance en Dieu remplace la lâcheté par ces trois dons.
Application Pratique :
Quand la peur vous tente de reculer devant un appel donné par Dieu, rappelez-vous : « Cette peur ne vient pas de Dieu. » Puis demandez : « Que me conduiraient à faire la force, l'amour et la sagesse dans cette situation ? »
L'Éternel est ma lumière et mon salut : de qui aurais-je crainte ? L'Éternel est le soutien de ma vie : de qui aurais-je peur ?
Psaume 27:1 (Louis Segond)
David utilise trois métaphores pour Dieu dans ce seul verset : lumière (illuminant les ténèbres et la confusion), salut (délivrance du danger) et soutien (un refuge fortifié). Chaque métaphore aborde une dimension différente de la peur. Quand Dieu est votre lumière, les ténèbres perdent leur pouvoir. Quand Dieu est votre salut, les menaces perdent leur finalité. Quand Dieu est votre soutien, vous avez un lieu de sécurité imprenable. La confiance est construite sur ces réalités.
Application Pratique :
Mémorisez ce verset et récitez-le quand la peur surgit. Laissez les trois métaphores — lumière, salut, soutien — devenir des ancres pour votre confiance dans des situations spécifiques.
Faire Confiance aux Plans et au Timing de Dieu
Car je connais les projets que j'ai formés sur vous, dit l'Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l'espérance.
Jérémie 29:11 (Louis Segond)
Ce verset bien-aimé a été prononcé aux Israélites en exil babylonien — des gens qui avaient perdu leurs maisons, leur temple et leur identité nationale. Le contexte est crucial : les bons plans de Dieu se réalisaient à travers une période de souffrance de 70 ans. « Paix » (shalom) signifie plénitude et épanouissement, pas nécessairement richesse matérielle. Ce verset invite à la confiance non pas dans des circonstances confortables mais dans les desseins souverains et à long terme de Dieu.
Application Pratique :
Quand vos circonstances actuelles semblent contredire la bonté de Dieu, élargissez la perspective. Demandez : « Que pourrait faire Dieu dans un délai plus long que je ne peux voir ? » Faites confiance à Ses plans même quand vous ne pouvez pas les tracer.
Il y a beaucoup de projets dans le cœur de l'homme, mais c'est le dessein de l'Éternel qui s'accomplit.
Proverbes 19:21 (Louis Segond)
Ce proverbe reconnaît la planification humaine tout en affirmant la souveraineté divine. Nous ne sommes pas passifs — nous faisons des plans, fixons des objectifs et poursuivons des buts. Mais les résultats ultimes reposent entre les mains de Dieu. Ce n'est pas du fatalisme mais de la foi : la reconnaissance que les desseins de Dieu sont plus sages et plus durables que les nôtres. Faire confiance à Dieu signifie tenir nos plans légèrement, ouverts à Sa redirection.
Application Pratique :
En faisant des plans, ajoutez une « clause de reddition » dans la prière : « Seigneur, je T'offre ce plan. Redirige-le comme Tu le juges bon. » Cette posture prévient l'idolâtrie de nos propres agendas.
Espère en l'Éternel ! Sois fort et que ton cœur s'affermisse ! Espère en l'Éternel !
Psaume 27:14 (Louis Segond)
Attendre est l'un des aspects les plus difficiles de la confiance en Dieu. Le mot hébreu qavah (attendre) porte le sens de tordre ou lier ensemble — comme des brins de corde tissés. Attendre Dieu n'est pas une inactivité passive ; c'est une liaison active de notre espoir à Sa fidélité. La répétition dans ce verset (« Espère en l'Éternel » apparaît deux fois) souligne que l'attente nécessite une confiance soutenue et délibérée.
Application Pratique :
Identifiez un domaine où vous attendez Dieu. Au lieu de remplir le silence par une activité anxieuse, pratiquez « l'attente active » — priez, étudiez l'Écriture sur la fidélité de Dieu et servez les autres pendant que vous attendez.
Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein.
Romains 8:28 (Louis Segond)
C'est l'une des déclarations de confiance les plus complètes du Nouveau Testament. « Toutes choses » — pas certaines choses, pas les bonnes choses, mais toutes choses — concourent au bien. Le mot grec synergeo (concourent) implique un processus coopératif et continu. Le « bien » en vue n'est pas le confort mais la conformité à Christ (comme le précise le verset suivant). Ce verset est le fondement théologique pour faire confiance à Dieu dans la souffrance.
Application Pratique :
Quand quelque chose de douloureux arrive, résistez à l'envie de demander immédiatement « Pourquoi ? ». Demandez plutôt : « Comment Dieu pourrait-il faire concourir cela au bien ? » Cela déplace votre posture de l'accusation à la confiance.
Faire Confiance à la Provision et au Soin de Dieu
C'est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n'est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ?
Matthieu 6:25 (Louis Segond)
Jésus aborde les anxiétés humaines les plus courantes — nourriture, boisson, vêtements — et les recadre à travers le prisme du soin paternel de Dieu. Le mot grec pour « inquiet » (merimnao) signifie être divisé ou distrait. Jésus soutient que l'inquiétude est un échec de perspective : elle traite les besoins matériels comme des préoccupations ultimes plutôt que secondaires. Le Père qui a créé la vie peut certainement la soutenir.
Application Pratique :
Quand des inquiétudes financières ou matérielles surgissent, demandez : « Dieu a-t-il pourvu pour moi dans le passé ? » Faites une liste de provisions spécifiques. Laissez la gratitude pour la provision passée alimenter la confiance pour les besoins présents.
Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ.
Philippiens 4:19 (Louis Segond)
Paul fait cette promesse dans le contexte de remerciements aux Philippiens pour leur soutien financier à son ministère. La promesse n'est pas une prospérité matérielle illimitée mais la satisfaction des besoins authentiques. La norme de provision est à couper le souffle : « selon sa richesse, avec gloire » — la provision de Dieu n'est pas mesurée par nos comptes bancaires mais par Ses ressources infinies.
Application Pratique :
Distinguez les besoins des désirs. Faites confiance à Dieu spécifiquement pour vos besoins authentiques. Pratiquez la générosité même dans les saisons de rareté — c'est un acte de confiance que Dieu pourvoira.
Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous.
1 Pierre 5:7 (Louis Segond)
Le mot grec pour « déchargez-vous » (epirrhipto) est utilisé ailleurs pour jeter un vêtement sur un âne — une action décisive et complète. Pierre ne dit pas « partagez une partie de votre anxiété » ou « relâchez progressivement vos inquiétudes ». Il dit : déchargez-vous de tout — en un seul acte décisif de confiance. La motivation est tout aussi importante : « car lui-même prend soin de vous. » La confiance est fondée sur l'amour personnel et attentif de Dieu pour chaque individu.
Application Pratique :
Pratiquez une prière quotidienne de « déchargement ». À la fin de chaque journée, nommez chaque anxiété que vous portez et déchargez-vous délibérément de chacune sur Dieu. Visualisez les libérer de vos mains dans les Siennes.
L'Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien. Il me fait reposer dans de verts pâturages, il me dirige près des eaux paisibles. Il restaure mon âme.
Psaume 23:1-3 (Louis Segond)
Le Psaume 23 est peut-être le passage le plus aimé de toute l'Écriture, et sa déclaration d'ouverture est une déclaration complète de confiance : « je ne manquerai de rien. » Ce n'est pas une revendication d'abondance matérielle mais de suffisance sous le soin de Dieu. La métaphore du berger est riche — les brebis dépendent entièrement de leur berger pour la nourriture, l'eau, la sécurité et la direction.
Application Pratique :
Lisez le Psaume 23 lentement et personnellement. Remplacez « mon » par votre nom. Laissez chaque image — verts pâturages, eaux paisibles, âme restaurée — devenir un point spécifique de confiance pour un domaine de votre vie.
Faire Confiance à Dieu à Travers les Tempêtes de la Vie
Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ta houlette et ton bâton me rassurent.
Psaume 23:4 (Louis Segond)
La « vallée de l'ombre de la mort » (littéralement « vallée d'ombre profonde » en hébreu) fait référence aux ravins dangereux où les bergers menaient leurs troupeaux — des endroits de danger réel. David ne dit pas que Dieu l'empêchera d'entrer dans des vallées sombres ; il dit que Dieu sera avec lui à travers elles. La houlette (pour la protection contre les prédateurs) et le bâton (pour guider et secourir les brebis) sont des instruments de soin actif et engagé.
Application Pratique :
Dans vos moments les plus sombres, ne demandez pas « Où est Dieu ? » — demandez « Comment Dieu est-il présent avec moi en ce moment ? » Cherchez des preuves de Sa houlette et de Son bâton : une protection inattendue, une guidance venue au bon moment.
Il donne de la force à celui qui est fatigué, et il augmente la vigueur de celui qui est sans force. Les jeunes gens se fatiguent et se lassent, les jeunes hommes chancellent et tombent ; mais ceux qui se confient en l'Éternel renouvellent leur force. Ils prennent le vol comme les aigles ; ils courent, et ne se lassent point ; ils marchent, et ne se fatiguent point.
Ésaïe 40:29-31 (Louis Segond)
Ésaïe écrit à un peuple en exil, épuisé par la souffrance et la perte. Le mot hébreu pour « espérance » (qavah) est le même mot que « attendre » — il implique une confiance expectative et active. La promesse de force renouvelée n'est pas pour ceux qui essaient plus fort mais pour ceux qui font confiance plus profondément. Les trois images — planer, courir, marcher — suggèrent que la force de Dieu nous soutient à chaque rythme de la vie.
Application Pratique :
Quand vous vous sentez spirituellement ou émotionnellement épuisé, résistez à l'envie de pousser seul. Au lieu de cela, arrêtez-vous et attendez Dieu dans la prière. La force renouvelée vient de la confiance, non de l'effort.
Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse. C'est pourquoi nous sommes sans crainte quand la terre est bouleversée, et que les montagnes chancellent au cœur des mers.
Psaume 46:1-2 (Louis Segond)
Le psalmiste utilise les catastrophes naturelles les plus extrêmes imaginables — tremblements de terre, montagnes s'effondrant, mers rugissantes — pour faire valoir la stabilité de la confiance en Dieu. Même si tout l'ordre créé se dissolvait, Dieu reste un refuge. Le mot « refuge » (machseh) signifie un abri ou un lieu de protection. La confiance en Dieu n'est pas ébranlée par le chaos externe parce qu'elle est ancrée en Celui qui transcende la création elle-même.
Application Pratique :
Quand votre monde semble s'effondrer, revenez à ce verset. Demandez : « Dieu est-il encore mon refuge dans cela ? » La réponse est toujours oui. Laissez cela ancrer votre confiance quand les circonstances sont les plus instables.
Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ.
Philippiens 4:7 (Louis Segond)
La description par Paul de la paix de Dieu comme quelque chose qui « surpasse toute intelligence » n'est pas une hyperbole — c'est une déclaration théologique. Cette paix ne peut pas être fabriquée par le raisonnement humain ou la pensée positive. C'est un don surnaturel qui vient en résultat de la confiance en Dieu par la prière. Le mot « gardera » (phroureo) est un terme militaire pour une garnison de soldats montant la garde. La paix de Dieu protège activement le cœur confiant d'être submergé par les circonstances.
Application Pratique :
Quand vous vous trouvez en paix malgré des circonstances difficiles, reconnaissez-le comme un don de Dieu — preuve que la confiance fonctionne. Remerciez-Le pour cela et laissez cela approfondir votre confiance en Son soin.
Questions Fréquemment Posées sur la Confiance en Dieu
Que signifie vraiment faire confiance à Dieu ?
Faire confiance à Dieu signifie placer votre pleine confiance dans Son caractère, Ses promesses et Ses desseins — même quand les circonstances sont déroutantes ou douloureuses. Ce n'est pas l'absence de doute ou de peur, mais le choix délibéré d'ancrer votre espoir en Dieu plutôt que dans votre propre compréhension ou contrôle. La confiance biblique (batach en hébreu) porte l'image de s'appuyer de tout son poids sur quelque chose, confiant qu'il vous soutiendra.
Comment faire confiance à Dieu quand la vie est difficile ?
Faire confiance à Dieu dans la difficulté commence par une prière honnête — apporter votre douleur, confusion et peur directement à Lui plutôt que de les supprimer. Cela implique également de méditer sur l'Écriture qui affirme la fidélité de Dieu, de rappeler des instances passées de Sa provision et de choisir d'agir dans l'obéissance même quand vous ne vous sentez pas confiant. La confiance est souvent construite progressivement à travers de petits actes de reddition au fil du temps.
Est-il mal de ressentir de la peur ou de l'anxiété en tant que chrétien ?
Non. La peur et l'anxiété sont des expériences humaines, pas des échecs moraux. Même David, décrit comme « un homme selon le cœur de Dieu », a écrit abondamment sur ses peurs dans les Psaumes. L'appel biblique n'est pas d'éliminer la peur mais de l'apporter à Dieu et de choisir la confiance au milieu d'elle. Le Psaume 56:3 modèle cela magnifiquement : « Le jour où j'ai peur, je me confie en toi. »
Quelle est la différence entre faire confiance à Dieu et être passif ?
Faire confiance à Dieu n'est pas une résignation passive. L'Écriture appelle constamment les croyants à agir, planifier, travailler et persévérer — tout en tenant leurs résultats légèrement devant Dieu. Proverbes 16:3 dit : « Recommande à l'Éternel tes œuvres, et tes projets réussiront. » La confiance implique de faire ce que vous pouvez tout en abandonnant ce que vous ne pouvez pas contrôler. C'est une dépendance active, non une inactivité passive.
Comment puis-je grandir dans ma capacité à faire confiance à Dieu ?
La confiance grandit à travers trois moyens principaux : (1) La méditation des Écritures — lire et mémoriser régulièrement les promesses de Dieu construit un réservoir de vérité à puiser dans les moments difficiles ; (2) La prière — apporter constamment vos anxiétés à Dieu développe l'habitude de la dépendance ; et (3) Le souvenir — rappeler délibérément la fidélité passée de Dieu renforce la confiance dans Son soin futur. La confiance est un muscle qui grandit par l'exercice.
Quel est le verset biblique le plus important sur la confiance en Dieu ?
Bien que de nombreux versets traitent de la confiance, Proverbes 3:5-6 est largement considéré comme le texte fondateur : « Confie-toi en l'Éternel de tout ton cœur, et ne t'appuie pas sur ta sagesse ; reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers. » Ce passage capture l'essence de la confiance biblique — une dépendance totale envers Dieu plutôt que l'autosuffisance — et promet une guidance divine comme résultat.
Un Dernier Mot : La Confiance comme Pratique Quotidienne
Faire confiance à Dieu n'est pas une décision ponctuelle mais une pratique quotidienne, moment par moment. C'est choisir, encore et encore, d'ancrer votre cœur dans le caractère de Dieu plutôt que dans vos circonstances. Les 20 versets de ce guide ne sont pas de simples citations inspirantes — ce sont des ancres théologiques, chacune révélant une facette du Dieu qui mérite notre confiance complète.
En méditant sur ces Écritures, rappelez-vous que la confiance ne se construit pas dans un moment de crise mais dans les disciplines tranquilles de la vie quotidienne : la prière, la lecture des Écritures, le culte et la communauté. Plus vous connaissez Dieu, plus naturellement vous Lui ferez confiance. Et plus vous Lui faites confiance, plus vous expérimenterez la paix qui surpasse toute intelligence.
Commencez aujourd'hui. Choisissez un verset de cette collection, mémorisez-le et laissez-le être votre ancre pour la semaine à venir. La confiance est un voyage — et chaque pas de foi est un pas vers le Dieu qui n'a jamais failli à ceux qui Le cherchent.
Références Savantes et Lectures Complémentaires
- Brueggemann, Walter. Theology of the Old Testament: Testimony, Dispute, Advocacy. Fortress Press, 1997.
- Carson, D.A. Praying with Paul: A Call to Spiritual Reformation. Baker Academic, 2014.
- Fee, Gordon D. Paul's Letter to the Philippians. Eerdmans, 1995.
- Kidner, Derek. Psalms 1-72: An Introduction and Commentary. InterVarsity Press, 1973.
- Longman, Tremper III. Proverbs. Baker Commentary on the Old Testament. Baker Academic, 2006.
- Motyer, J. Alec. The Prophecy of Isaiah. InterVarsity Press, 1993.
- Oswalt, John N. The Book of Isaiah, Chapters 40-66. Eerdmans, 1998.
- Stott, John R.W. The Message of Romans. InterVarsity Press, 1994.